Une voyante avait prédit à Magda Goebbels une fin terrible

Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Subitement, raconte la mère de Magda, elle les bat à nouveau. «Je ne peux pas voir une chose pareille», dit-elle »Nul ne peut avoir autant de chance». Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible». Magda se suicidera dans le Bunker d’Hitler.

Magda Goebbels empoisonne ses six enfants

On connaît l’horrible fin de celle qui avait épousé l’un des plus fanatiques serviteurs d’Hitler. Elle empoisonna ses six enfants et se suicida dans le bunker du Führer. Hitler pourtant lui avait proposé de fuir à bord des derniers avions qui pouvaient encore quitter Berlin. Mais Magda refuse. Le chauffeur de Hitler Erich Kempa revient à la charge et lui fait valoir qu’il dispose encore de trois véhicules blindés qui pourraient emmener les enfants jusqu’à Tempelhof. Magda semble alors hésiter, mais Goebbels surgit. Il a entendu la fin de la conversation, et déclare que sa femme est libre d’emmener ses enfants en lieu sûr, mais que lui se suicidera avec le Führer. «Magda, raconte Anja Klabunde, dans un saisissant portrait paru chez Tallandier, change aussitôt de comportement. Elle assure son mari qu’elle restera avec les enfants» Lorsque les soviétiques parviendront jusqu’au bunker du Führer ils découvriront six enfants dans leurs chemises de nuit blanches, les filles avec leurs rubans blancs dans les cheveux. Ils ont l’air de dormir.

Les mémoires de Goebbels sont parues en France chez Tallandier. L’intégrale publiée par l’Institut fuer Zeitgeschichte de Munich et de Berlin fait vingt-neuf volumes. Ce journal que Goebbels destinait à la publication traduit la démesure de son auteur en proie à un égarement auto suggestif qui le poussait à écrire l’histoire afin que les générations futures voient le vingtième siècle à travers les yeux du chef de la propagande national-socialiste.C’est un document irremplaçable pour tenter d’élucider la psychologie du ministre de la propagande du troisième Reich.

Goebbels a toujours cru en la bonne étoile de Hitler

«Il est tout à fait remarquable, écrit-il par exemple, au lendemain du débarquement allié en Normandie, que le Fuehrer soit absolument sûr et ne montre aucun signe de faiblesse. Que Churchill fasse déjà le fanfaron et qu’il se décerne d’avance les lauriers de la victoire ne saurait nous étonner : il l’a toujours fait». Le 28 mars 1945, un mois environ avant son suicide dans le Bunker de la chancellerie, avec toute sa famille, Hitler et Eva Braun, Goebbels croit toujours à la bonne étoile du Fuehrer. «On a toujours l’impression qu’il vit dans les nuages, écrit-il, mais il est déjà si souvent descendu des nuées, tel un deus ex machina. Il persiste dans sa conviction que la crise politique au sein du camp ennemi justifie nos plus grands espoirs». Quelques pages auparavant, Goebbels reconnaissait pourtant qu’il régnait une «ambiance de fin du monde» dans l’entourage du Fuehrer.

Le premier amour de Magda Goebbels était juif.

Le premier amour de Magda Goebbels fut Victor Arlosoroff, un militant sioniste, en l’honneur duquel Israel a élevé un monument près de la plage de Tel Aviv.

Elle l’accompagna dans des réunions, participa aux distributions de vivres aux juifs d’Europe de l’Est ayant fui les pogroms. Mais peu à peu la liaison perdit en intensité: Victor fut pris de plus en plus par ses activités sionistes, et la jeune femme fut témoin de la dégradation de la condition des juifs accusés par la société allemande – bien avant l’arrivée au pouvoir de la lie brune- d’être responsable des maux du pays.

La petite Magda, future épouse du ministre de la propagande du Reich, Joseph Goebbels, sera elevée dans la pratique des deux croyances , le catholicisme de sa mère et la religion juive de son beau père. Personne n’aurait pu imaginer, au début du 20 ème siècle une fin aussi horrible pour cette petite fille, enfant non reconnu par son père biologique, qui sera confiée à sa mère mariée à un commerçant juif Richard Friedländer.

Le premier mari de Magda Goebbels fut un riche industriel

Elle rencontrera dans un train, à l’age de 18 ans son premier mari, un industriel, Günther Quandt qui est l’un des hommes les plus riches d’Europe. Magda est ravissante, mais là aussi, le désir de reconnaissance, de participer à quelque chose de plus grand qu’elle – elle est fascinée par l’existence de grande bourgeoise que cette union peut lui apporter – joue un rôle. Mais Quandt la déçoit. Elle recherche un épanouissement, il la traite comme la dernière des aides comptables quand il révise avec elle les comptes de la maison. Elle espérait jouer un rôle social important en devenant Frau Quandt. Cet espoir est décu.

Le coup de foudre de Goebbels

Lorsque Goebbels, qui a un coup de foudre pour la jeune femme dès qu’il la rencontre ( «Tonnerre de Dieu, dit-il, elle est fantastique»), lui donnera l’impression de pouvoir s’investir dans une cause, et de devenir une « grande dame » du nazisme, elle s’y jettera tête baissée. Le destin de cette femme qui ne pouvait pas exister par elle même était scellé. Elle avait signé un pacte avec le diable. La voyante avait raison.

Anja Klabunde. Magda Goebbels. Editions Tallandier

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