Photo créative: dans l’intimité de l’acte de création

« Je fonctionne de manière totalement autodidacte et je ne connais pas de bons photographes qui soient sortis d’une école de photo » ( Frank Horvat). « Pendant une période, je faisais des photos tous les jours, du matin jusqu’au soir. Face à une telle persévérance, il finit toujours par sortir quelque chose »(Lucien Clergue). « Je brouille les pistes entre le réel et la fiction. » ( Sarah Moon). Ces entretiens de Muriel Berthou Crestey avec « 24 des plus grands photographes contemporains » offrent de nombreux éclairages sur le cheminement intellectuel ou émotionnel de ces artistes.

Dommage que l’on ne trouve pas, en illustration, pour chacun d’entre eux une sélection de quelques œuvres . Cela aurait aidé à la compréhension de leurs images, car les explications de certains relèvent parfois d’un univers conceptuel assez impénétrable. Mais bon… tout le monde n’a pas avec l’art la même aisance que le malicieux Daniel Arasse lorsqu’il jetait son regard perçant sur l’Adoration des Mages de Bruegel où l’annonciation de Francesco del Cossa.

Il y a heureusement dans cette série d’entretiens des passages très intéressants et j’avoue avoir été séduit par les propos de Valérie Belin dont la série Black Eyed-Suzan est superbe. » Je recherche toujours une image qui ne soit pas réaliste, mais sans me défaire de la réalité du sujet, explique t-elle. La difficulté réside dans la volonté d’être au plus proche de la vérité de mon sujet sans en donner une image réaliste ». Il me semble que c’est là une parfaite définition de la photo créative.

Au cœur de la création photographique. Entretiens avec Muriel Berthou Crestey. Éditions Ides et Calendes. Lausanne.

Montevideo ( Uruguay ): passé décomposé

Montevideo en Uruguay: dans la vieille ville et sur le bord de mer des images d’un passé décomposé…Malgré de timides travaux de restauration, la « ciudad vieja » où l’on croise encore des carrioles à cheval de chiffonniers, continue de se délabrer. Alors pourquoi s’arrêter à Montevideo? Nostalgie, quand tu nous tiens.. Pour y admirer bien sûr ses beaux immeubles 19e et ses bâtiments officiels et places majestueuses, et rêver à ce qu’a pu être cette ville dans le passé, en se disant que peut-être, un jour, qui sait, elle renaîtrait… car elle a encore du charme à revendre.

Montevideo ( Uruguay ): passé décomposé