Daniel Arasse: on n’y voit rien…

De Velazquez à Titien, de Bruegel à Tintoret, Daniel Arasse éduque notre regard: en introduction, une lettre imaginaire dans lequel le facétieux normalien de la rue d’Ulm, et ancien membre de l’école française de Rome, s’étonne auprès de sa « Cara Giulia »qu’elle ait besoin de textes pour interpréter les tableaux » comme si elle ne faisait confiance ni à son regard pour voir, ni aux tableaux pour lui montrer, d’eux mêmes, ce que le peintre à voulu exprimer.

En mettant en lumière ce que Tintoret, Cossa, Bruegel,Titien et Velasquez ont voulu nous montrer dans cinq de leurs tableaux (Mars et Vénus surpris par Vulcain de Tintoret, l’Annonciation de Francesco del Cossa, l’Adoration des mages de Bruegel, la Vénus d’Urbin de Titien, et les Menines de Velasquez) Arasse nous donne une belle leçon d’histoire de l’art: partir de l’oeuvre, l’étudier sous tous ses aspects, ne négliger aucun détail, pour découvrir enfin ce que le peintre a voulu nous dire. Génial: les oeuvres s’éclairent comme par magie. Mais oui bien sur !!

Daniel Arasse. On n’y voit rien. Descriptions. Folio Essais