Taschen ressuscite l’Italie de rêve avec des Photochromes

Un extraordinaire voyage en Photochrome dans l’Italie du début du 20e siècle. L’éditeur Taschen a ressuscité dans un merveilleux livre de 600 pages l’Italie éternelle.

Des images magnifiques que beaucoup de photographes du 21e siècle rêveraient de faire. Les Photochromes étaient apparus en 1888 lorsque la maison Orell Fussli de Zürich avait fait breveter un procédé permettant de transférer des éléments d’un négatif noir et blanc sur un nombre de plaques lithographiques égal à celui des couleurs à utiliser dans l’impression à l’aide d’encre transparente. La trentième et dernière édition du catalogue des photochromes publié en 1911 par Photoglob Zürich comprenait 800 vues de l’Italie, dont celles reproduites dans le livre de Taschen.

Le ton des couleurs varie: Venise tend vers le rose saumon, les vues de Rome vers des tons brun et ocre, les coloris des vues de Naples et Palerme sont parmi les plus chauds.

Feuilleter ce beau livre est un émerveillement car c’est vraiment l’Italie de nos rêves. Vintimille, San Remo, les lacs italiens et tant d’autres endroits souvent disparus de nos songes, effacés par les constructions, les routes, les embouteillages. Et que dire des Photochromes des ruines de Rome ou l’on se croit presque revenu à l’époque des…Romains.

On serait tenté de dire: pour vos prochaines vacances de Noël, annulez donc votre petit voyage en Italie et achetez ce gros album de Taschen! Plongez dans le rêve, remontez le temps! Vous en garderez un plus beau souvenir ….

https://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/home/index.accueil.htm

L’Italie de 1900 en Photochrome chez l’éditeur Taschen

Des photos de Salgado chez Taschen

Prés d’une centaine de photos du brésilien Sebastião Salgado sur l’incendie des champs de pétrole du Koweit pendant les derniers mois de la guerre du golfe sont publiés chez Taschen sous le titre Koweit: en désert en feu.

Salgado, photographe militant, s’était fait remarquer dès les années 80 par un impressionnant reportage sur les garimperos, les chercheurs d’or de la Serra Pelada dans l’état brésilien du Para. Ce  publié chez Taschen place de nouveau l’homme au centre de sa thématique: on y voit le travail héroique des pompiers chargés d’éteindre les incendies allumés par les troupes de Saddam Hussein qui avaient abandonné le Koweit en laissant une mer de puits en flammes.

« Je n’étais pas préparé à ce que j’allais découvrir, raconte Salgado dans la préface de l’ouvrage, des équipes d’une dizaine d’hommes noircis des pieds à la tête par la fumée, travaillant avec discipline et méthode dans des conditions incroyablement difficiles » Et Salgado de raconter le paysage de cataclysme qu’il a rencontré dans cette région du monde.  » A la fin de chaque journée, mes mâchoires étaient devenues douloureuses tant elles étaient restées serrées pendant de longues heures face à la chaleur, le bruit, le pétrole dans l’atmosphère et le risque permanent d’explosion majeure »

Comme toujours chez Salgado, les photographies publiées dans cet ouvrage sont impressionnantes: pompiers enveloppés d’un film noir de pétrole, paysages de fin du monde, ciel obscurci par les nuages de fumée, geysers de pétrole noir explosant dans le ciel. Une vision de fin du monde en noir et blanc, où chaque image est traversée par des mouvements, des perspectives, de la démesure.

Koweit: un désert en feu est sans doute l’un des meilleurs livres pour comprendre ce qui fait la grandeur d’une image. Il suffit de s’attarder sur chacun des 83 clichés de Salgado, d’analyser chaque composition, pour en découvrir toute la force.

Koweit: en désert en feu. Editions Taschen
www.taschen.com